Ce qui change avec l’interdiction Crit’Air 1 : dates et zones impactées

La France appuie sur l’accélérateur dans la lutte contre la pollution atmosphérique. Dès le 1er janvier 2024, de grandes villes franchissent une nouvelle étape en instaurant des restrictions de circulation inédites : les véhicules Crit’Air 1 ne seront plus les bienvenus dans plusieurs zones à faibles émissions (ZFE). Cette mesure, taillée pour améliorer la qualité de l’air urbain, cible en particulier les modèles diesel antérieurs à 2011. Paris, Lyon, Marseille : ces métropoles passent à l’action. Pour les automobilistes, l’heure des choix a sonné, et la mobilité alternative s’impose comme la nouvelle norme.

Qu’est-ce que la vignette Crit’Air et quel est son rôle ?

La vignette Crit’Air sert de passeport environnemental à votre véhicule. Ce certificat qualité de l’air, exigé pour circuler dans certaines zones à faibles émissions, répartit les véhicules en plusieurs classes selon leur niveau de pollution. Voici comment s’articulent ces catégories :

  • Crit’Air 0 : véhicules 100 % électriques.
  • Crit’Air 1 : hybrides rechargeables et modèles fonctionnant au gaz.
  • Crit’Air 2 : essence et diesel homologués Euro 6.
  • Crit’Air 3 : diesel mis en circulation entre 2006 et 2010, essence de 1997 à 2005.
  • Crit’Air 4 : diesel datés de 2001 à 2005.
  • Crit’Air 5 : diesel d’avant 2001.

Ce classement permet d’identifier en un coup d’œil le potentiel polluant d’un véhicule, avec un objectif limpide : réserver l’accès des centres urbains aux modèles les moins émetteurs et freiner l’invasion des moteurs les plus polluants.

Quelles zones sont concernées ?

Impossible d’ignorer la montée en puissance des Zones à Faibles Émissions Mobilité (ZFE-m). Ces périmètres urbains bannissent en continu les véhicules jugés trop polluants. Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg : autant de villes qui imposent ces règles strictes. À côté, les Zones de Protection de l’Air (ZPA) et les Zones de Protection de l’Air départementale (ZPAd) réagissent aux pics de pollution avec des limitations temporaires.

Les différentes catégories Crit’Air en un coup d’œil

Catégorie Type de véhicule
Crit’Air 0 Véhicules électriques
Crit’Air 1 Véhicules hybrides rechargeables et fonctionnant au gaz
Crit’Air 2 Véhicules essence et diesel norme Euro 6
Crit’Air 3 Véhicules diesel (2006-2010) et essence (1997-2005)
Crit’Air 4 Véhicules diesel (2001-2005)
Crit’Air 5 Véhicules diesel avant 2001

Derrière ce dispositif, l’ambition est claire : transformer en profondeur la circulation urbaine en faveur d’un air plus respirable.

Où s’appliquent les interdictions Crit’Air 1 ?

Les ZFE-m se généralisent dans les agglomérations françaises. Paris, Lyon, Marseille, Toulouse : ces villes avancent d’un même pas vers des restrictions permanentes pour les véhicules Crit’Air 1 et inférieurs. Les automobilistes concernés devront s’adapter, ou renoncer à circuler dans ces espaces.

La Métropole du Grand Paris (MGP) ouvre la voie, imitée par Lyon, Grenoble, Strasbourg. À Paris, l’accès sera interdit en semaine de 8h à 20h pour les véhicules Crit’Air 3, 4, 5 et non classés dès le 1er janvier 2025. Lyon et Grenoble adopteront le même rythme. Côté ZPA et ZPAd, les restrictions s’activent au gré des alertes pollution, sans calendrier fixe : vigilance et réactivité imposées.

Pour y voir plus clair, voici les dates à retenir pour les villes concernées :

Ville Date d’interdiction Crit’Air 1
Paris 1er janvier 2025
Lyon 1er janvier 2025
Marseille 1er janvier 2025
Strasbourg 1er janvier 2025

La pression monte sur les conducteurs : se conformer au nouveau cadre devient incontournable dans ces grandes métropoles.

Le calendrier des interdictions Crit’Air 1

Paris et la Métropole du Grand Paris (MGP) marquent le début de cette nouvelle ère au 1er janvier 2025 : véhicules Crit’Air 3, 4, 5 et non classés écartés des rues en semaine, de 8h à 20h. Lyon, Grenoble : même tempo, même volonté d’harmoniser les pratiques.

Nice, plus prompte, a déjà enclenché l’exclusion des Crit’Air 3, 4, 5 et non classés dès le 1er janvier 2024. Dans le sud, Montpellier et Marseille ajouteront les Crit’Air 3 à leur liste noire en 2025. Les règles se précisent, la transition s’accélère.

Tableau récapitulatif : les dates à connaître

Ville Date d’interdiction Crit’Air 1
Paris 1er janvier 2025
Lyon 1er janvier 2025
Marseille 1er janvier 2025
Nice 1er janvier 2024
Montpellier 1er janvier 2025
Grenoble 1er janvier 2025

Quelles conséquences pour les automobilistes ?

Le compte à rebours est lancé pour celles et ceux qui roulent avec des modèles anciens. Miser sur un véhicule peu émetteur, électrique (Crit’Air 0) ou hybride rechargeable (Crit’Air 1), devient vite incontournable pour continuer à circuler sans encombre. Les ZFE-m imposent une refonte rapide des habitudes de déplacement.

La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), en phase avec les exigences européennes, pousse à la réduction massive des émissions. Les alternatives se multiplient : transports en commun, covoiturage, solutions collectives encouragées par les autorités locales pour amortir le choc de ces interdictions.

crit air france

Automobilistes : repenser sa mobilité, quelles options concrètes ?

L’interdiction Crit’Air 1 amène un bouleversement dans la vie des automobilistes. Crit’Air 3, 4, 5 et non classés : tous relégués en dehors des ZFE-m. Pour continuer à circuler, il faudra miser sur l’électrique (Crit’Air 0) ou l’hybride rechargeable (Crit’Air 1), pas d’autre issue. Ce virage imposé s’appuie sur la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) : seuls les territoires dépassant régulièrement les seuils de pollution se voient imposer ces règles. Pour composer avec ces nouvelles contraintes, plusieurs solutions concrètes existent :

  • Les transports en commun, pour un choix économique et plus respectueux de l’environnement.
  • L’achat d’un véhicule électrique ou hybride rechargeable, une démarche engageante mais qui garantit la liberté de déplacement sur le long terme.
  • Le covoiturage, pour mutualiser les trajets et limiter l’empreinte carbone.
  • Le vélo ou la marche sur les courts trajets, pour conjuguer santé et zéro émission.

Ce virage ne pourra réussir sans l’implication des collectivités : multiplication des bornes de recharge électrique, amélioration de l’offre de transports publics, extension des pistes cyclables… tout doit évoluer. Face à ce changement, chacun doit s’adapter, repenser son quotidien, et miser sur la mobilité durable. La pression réglementaire s’intensifie, mais le défi est clair : faire de la ville un espace où l’air redevient respirable. Le choix n’est plus repoussé à demain.