Les statistiques n’expliquent pas tout, mais elles en disent long : Max Boublil, c’est une trajectoire qui refuse la case unique. Celui qui fait rimer humour et chanson s’est imposé comme un visage familier du petit écran, un nom qui claque au cinéma, et une voix qui détonne sur scène. Son parcours, dense et inattendu, mérite bien qu’on s’y attarde.
Les débuts de Max Boublil
Max Boublil a grandi dans un environnement créatif, avec une mère scénariste et écrivaine et un père médecin généraliste. Fils unique, il s’oriente très tôt vers la scène et le jeu. Avant de se faire un prénom, il enchaîne les passages dans des films comme Les Gaous ou Doop Wop, T.I.C, et se glisse à la télévision dans des téléfilms tels que Le Bon Fils. On le retrouve également dans plusieurs séries françaises populaires : Sous le soleil, Mystère, Quai N°1 ou encore Navarro.
Pour étoffer son expérience, il multiplie les apparitions dans des publicités pour Yoplait, Crunch ou Direct Assurance. Loin de s’arrêter là, il explore la vente de vêtements et tente sa chance dans le stand up. Mais c’est en 2007 que tout bascule grâce à son clip Ce soir…tu vas prendre, qui marque un véritable tournant dans sa carrière et le propulse sur le devant de la scène.
Evolution médiatique
Sa notoriété explose et, dès septembre 2007, Canal+ l’invite sur le plateau du Grand Journal. Cette exposition médiatique lui ouvre de nouvelles portes. Il multiplie alors les projets et, jusqu’en 2009, se produit régulièrement à Paris avec son propre spectacle « Max prend la route ». Cette période marque le début d’un rythme effréné, ponctué d’expériences variées.
En août 2009, il relève un défi original dans l’émission One Man Sauvage : jouer un spectacle dans un magasin, face à un public pris au dépourvu. Il enchaîne ensuite avec la production F2H Max les veut toutes, diffusée sur Comédie et NRJ 12, où il partage la scène avec des figures du paysage audiovisuel français.
Max Boublil ne se limite pas à la comédie. De mai à juin 2010, il s’essaye à la téléréalité sur W9 dans Dilemme, animant le Mag de Max. Dès septembre 2010, il revient avec une nouveauté : un one man musical au Showcase de Paris, hybride entre sketch et chanson, qui séduit par son énergie et sa fraîcheur.
Evolution dans la musique
La musique prend une place plus affirmée dans la vie de Max Boublil. Il sort une chanson satirique, chanson raciste, qui aborde les préjugés avec une franchise qui déplaît à certains, notamment au rappeur Alibi Montana. Cette polémique donne naissance à un duo inattendu, Max Boublil clash Alibi Montana, qui fait parler de lui bien au-delà du cercle habituel des fans.
Il s’élance ensuite dans une série de tournées, entre Lyon et Paris, entre 2012 et 2013. Son répertoire s’enrichit de titres comme Boom Boom, T’es bonne, J’entends rien, Prête moi ta meuf, Addict, Freddy, En boîte, Pâte à crêpe. En 2014, il sort son premier album, intitulé sobrement L’album. Mais la pandémie de 2020 impose une pause : un spectacle est reporté, comme pour rappeler que même les parcours les plus dynamiques ne sont pas à l’abri des aléas du monde.
Progression dans le cinéma
Le cinéma lui offre des opportunités à la hauteur de sa polyvalence. Max Boublil décroche des rôles marquants, notamment dans La Vérité Si Je Mens 3, sous la direction de Thomas Gilou. Il montre une autre facette dans Rengaine, film dramatique où il incarne Rachid Djadai. L’année 2013 le voit figurer dans la comédie dramatique Des gens s’embrassent réalisée par Danièle Thompson.
Il partage également l’affiche avec Alain Chabat dans la comédie d’Anthony Marciano, Les Gamins. En 2014, il se retrouve en tête d’affiche de la comédie romantique Prêt A Tout de Nicolas Cuche. L’année suivante, il incarne le rôle principal dans Robin des bois, la véritable histoire et participe au film Le Nouveau de Rudi Rosenberg. Plus tard, il rejoint Frédéric Hazan dans la série Mike sur OCS. La comédie Play, sortie le 1er janvier 2020, rencontre un large public. Et, le 25 novembre 2021, il fait une apparition remarquée dans Les Grosses Têtes de Laurent Ruquier.
Qui est la femme de Max Boublil ?
Côté vie privée, Max Boublil partage sa vie avec Virginie Benarroch, journaliste et figure reconnue de la mode, depuis 2005. Mariés en 2011, ils sont parents de deux filles et vivent à Paris, dans le 9e arrondissement. Discrets sur leur vie de famille, ils choisissent de préserver l’intimité de leurs enfants, loin de l’exposition médiatique des réseaux sociaux.
Des plateaux télé aux salles de concert, des studios de cinéma aux coulisses familiales, Max Boublil cultive l’art du grand écart. Sa trajectoire, où l’audace se mêle à la discrétion, trace le portrait d’un artiste qui préfère créer la surprise plutôt que de s’installer dans la routine. Et si la prochaine étape, justement, était celle que personne n’attend ?

