Un chiffre brut pour commencer : 70 % des jardins français s’entourent aujourd’hui de palissades en bois. Ce n’est pas le fruit du hasard. Si ce matériau séduit autant, c’est qu’il s’adapte à tous les décors, joue la carte de la discrétion ou de l’affirmation, et trouve sa place aussi bien derrière une maison de campagne que dans une cour urbaine.
Les palissades bois d’intimité
Pour ceux qui veulent préserver leur havre de paix des regards indiscrets ou du vent, les palissades d’intimité tiennent le haut du pavé. Elles tracent une frontière nette autour du jardin, protègent les enfants comme les animaux, et offrent un sentiment immédiat de sécurité. Leur design reste généralement sobre : des planches rapprochées, sans fioritures, mais efficaces pour marquer le territoire.
Selon la réglementation locale, la pose d’une palissade d’intimité peut être tolérée ou au contraire, interdite. Certains quartiers préfèrent voir les jardins se répondre sans barrière, quand d’autres encouragent cette séparation, surtout si la promiscuité devient pesante. Résultat : la palissade fait office de médiateur silencieux, préservant la tranquillité et évitant bien des tensions entre voisins.
Les palissades semi-privées ou de semi-intimité
Quand on cherche le juste équilibre entre isolement et ouverture, les palissades semi-privées s’imposent naturellement. Elles plaisent particulièrement à ceux qui souhaitent un minimum d’intimité, tout en laissant filtrer la lumière et l’air. Leur structure alterne planches et espaces, permettant à la brise de circuler sans transformer le jardin en bunker.
En été, cette circulation de l’air devient un atout précieux. La pression du vent s’en trouve réduite, prolongeant la durée de vie de la palissade. Le décalage des planches sur chaque face des supports principaux ne laisse que peu de visibilité, mais laisse le vent jouer son rôle. Animaux et passants auront du mal à deviner ce qui se passe derrière ces panneaux, tout en profitant d’un coin aéré.

La palissade de piquet
Impossible de parler de clôtures sans évoquer la palissade de piquet, véritable symbole de la maison familiale. Son esthétique rappelle de vieux films ou des cartes postales : des planches verticales, pointues au sommet, espacées avec rigueur, reliées par deux rails horizontaux. L’ensemble ne dépasse guère un mètre de hauteur, histoire de garder l’esprit ouvert tout en délimitant l’espace.
Ce modèle protège les enfants et les animaux domestiques, sans masquer complètement la vue. On appelle ces planches des “piquets”, clin d’œil à leur histoire militaire, où de simples pieux servaient à contenir la cavalerie. Aujourd’hui, on trouve des variantes en bois traité pour résister aux intempéries, mais certains préfèrent le charme du bois brut ou naturellement durable.
Les palissades en treillis de bois
Envie d’un support pour les plantes grimpantes ou d’un fond discret pour un spa extérieur ? Les palissades en treillis de bois répondent à ce besoin avec élégance. Elles se composent de lattes fines, croisant selon différents motifs, et offrent un décor vivant pour les patios ou les murs de jardin. Leurs ouvertures carrées se déclinent en plusieurs styles, du simple entrecroisement à des arches plus sophistiquées.
La hauteur varie selon l’usage, de 30 centimètres à près d’un mètre. Un détail pratique : il vaut mieux peindre ces treillis avant la pose, pour éviter les coulures sur la pelouse ou les massifs environnants. Cette précaution simplifie la vie de bien des jardiniers.
Les clôtures ou poteaux ferroviaires
Rarement vues en ville, les clôtures à poteaux ferroviaires restent une référence dans le monde rural. Leur conception minimaliste, utilisant peu de bois au mètre, les rend idéales pour clôturer de grands espaces. On les retrouve souvent autour de pâturages ou pour protéger chevaux et bovins. Une solution simple, économique, qui a fait ses preuves génération après génération.
Choisir une palissade en bois, c’est donc bien plus qu’une question de mode. C’est une façon de dessiner les contours de son quotidien, de tenir à distance l’agitation ou, au contraire, de s’ouvrir à la vie du dehors. À chacun de tracer sa ligne, selon son histoire et son envie du moment.

