Comment retrouver ses ancêtres sur Internet ?

Trouvez vos ancêtres — Arbre généalogique

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François René de Chateaubriand« Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, enseignent aux vivants ». , Mémoires d’au-delà de la tombe.

Cette citation prend tout son sens lorsque vous cherchez à retrouver vos ancêtres. Si l’on pense à cette activité de mode passée, la démocratisation d’Internet et la multiplication des sites et services proposant d’établir un arbre généalogique ou d’aider à la recherche d’ancêtres , ont changé la donne. À tel point que 61 % des Français l’ont déjà essayé. Retour sur un passe-temps avec des passionnés plus jeunes que vous ne le pensez.

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Trouver ses ancêtres : le passe-temps d’un vieil homme ?

Nous aurions pensé que ce passe-temps était réservé à une catégorie vieillissante de la population française. Êtes-vous obligé d’être à la retraite pour vous pencher sur la recherche d’un Ancêtres  ? Non, la généalogie est un temps de passage 2.0 et est partagé par 61 % des Français, dont les deux tiers ont moins de 35 ans.

Pour retrouver ses ancêtres : un passe-temps qui peut très vite se transformer en passion.

Au départ, nous nous posons la question la plus élémentaire possible : « Qui étaient nos ancêtres, où vivaient-ils ? Est-ce qu’ils ont vécu des périodes exaltantes de l’histoire de la France ? ». Et puis un jour, au milieu d’un déménagement, au détour de quatre vieilles boîtes triées, on tombe sur des papiers, des livrets de famille oubliés, des cahiers jaunis à l’encre de chine avec des noms dépassés. Nous sommes conscients qu’il est déjà possible de remonter trois générations en arrière. Pourquoi ne pas poursuivre l’enquête un peu plus loin ?

Trouvez vos ancêtres, les bonnes raisons !

Comment trouver ses ancêtres

La généalogie est désormais une passion pour de nombreuses familles qui investissent des sites de recherche sur Internet, mais qui se rendent également régulièrement sur les archives départementales, dans les mairies ou les cimetières qui offrent des mines d’or d’informations aux héritiers. La recherche de ses ancêtres peut être le fruit de nombreuses réflexions personnelles mais aussi d’un caprice, à la suite d’un événement de vie, un morceau du passé refait surface, un secret de famille révélé, puis vient le désir d’en savoir un peu plus sur ses origines.

Mais on peut noter une variété de motivations qui sont tout aussi différentes les unes des autres :

    • Récupérer l’origine de son nom de famille ;
    • Envisagez d’organiser une « cousinade », une sorte de grand rassemblement de personnes qui ont plusieurs ancêtres en commun sur un bon nombre de générations, sans qu’elles se connaissent directement. Une occasion parfaite de faire connaissance avec votre famille élargie ;
    • Développez votre vie sociale en intégrant des associations de passionnés de généalogie  ;
    • Démêler les secrets de famille, tordre le cou aux idées reçues depuis l’enfance sur l’oncle, la grande tante ou le remariage du cousin éloigné ;
    • Honorer la mémoire d’un être cher ou de sa famille disparue ;
    • Trouver une nouvelle passion dans la recherche historique de notre société à travers son arbre généalogique  ;
    • Commencer un travail de psychogénéalogie  ;
    • Prolongez ce passe-temps dans le cercle familial, partagez avec vos enfants adolescents le désir d’en savoir plus, intéressez-les et impliquez les dans la recherche des ancêtres, recréez un lien familial qui tend à se décliner avec les nouvelles technologies.

Quels sont les outils dont nous disposons pour rechercher un ancêtre ?

Recherche d’ancêtres

C’est ce qui rend certainement cet enthousiasme français de 61 % : la facilité déconcertante de démarrer son arbre généalogique . Avec l’arrivée de la technologie numérique dans les foyers et la mise en ligne des certificats de naissance, il devient facile d’avoir accès à toute une série de documents en avoir à portée de main un simple ordinateur, une connexion Internet et un peu de temps.

Auparavant, il fallait se déplacer dans les mairies, solliciter des agents de l’état civil pour la consultation des archives, organiser ses recherches en fonction des heures d’ouverture et parfois, celles-ci étaient limitées par la distance kilométrique : en effet, il n’est pas facile de se déplacer dans une ville à une centaine de kilomètres.

Désormais, une bonne partie des documents nécessaires à la constitution de son arbre généalogique peut être consultée dans les archives départementales. Il suffit de saisir un moteur de recherche « archives départementales » suivi du numéro du département concerné. Pour les personnes dont les ancêtres sont nés dans d’anciennes colonies ou dans un territoire ou un département d’outre-mer, un portail de recherche est mis à leur disposition directement sur http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/.

D’autres outils de généalogie sont proposés sur le net et très accessibles aux personnes qui ne le font pas avoir nécessairement une connaissance approfondie de l’informatique. Certains sont gratuits, d’autres exigent des frais annuels, dont le montant reste relativement correct. Certains hôtels de ville offrent une consultation facile et gratuite de leurs archives.

Enfin, il convient de distinguer clairement deux types de sites concernant la généalogie  :

  1. Le site web qui vous permet de télécharger un logiciel pour créer un arbre généalogique d’un point de vue numérique grâce aux informations que vous lui donnerez : c’est la version 2015 de la frise de papier qui ne cesse de croître !
  2. Le site Web qui vous permet de retrouver vos ancêtres en fournissant des scans des certificats de naissance originaux, des certificats de décès, des mariages… C’est le cas des archives départementales citées plus haut.

Ils ont cherché leurs ancêtres : témoignages

Recherchez vos ancêtres — famille livret

Maxime a 26 ans et vit en région parisienne. Originaire des Antilles et passionné d’histoire, il se lance dans l’aventure de la généalogie, non sans un certain plaisir car pour lui, retrouver ses ancêtres , c’est comme « refaire l’histoire ».

« J’ai toujours été fasciné par le principe de la lignée, surtout dans les livres, j’en ai lu beaucoup et dans les biographies, beaucoup ont commencé par une lignée de la personne concernée par le livre. Un jour, je me suis dit : « Pourquoi ne pas faire le mien ? ». Au-delà de cette fascination pour les origines, c’est quelque chose qui m’a toujours profondément intéressé, l’histoire avec un grand H et l’histoire des familles.

Pour mes recherches généalogiques, je me suis évidemment rendu dans les mairies où sont nés mes ancêtres, jusqu’à une certaine période. Les actes datant de plus de 100 ans se trouvent dans les archives départementales , mais aussi dans les archives d’outre-mer (pour moi qui Caribbean) à Paris (11, rue des quatre fils dans le 3e arrondissement) sous la forme d’un microfilm. Sur Internet, il suffit de se rendre sur le site anom.fr pour les archives à l’étranger. Bien sûr, il est possible de faire appel à la famille, en particulier aux personnes âgées qui ont souvent des documents à la maison depuis très longtemps. C’est l’occasion d’entendre des histoires d’un autre temps et de refaire l’histoire.

J’espère revenir en arrière dans la mesure du possible, certains actes sont très endommagés, d’autres sont introuvables, mais la plupart sont en bon état. Le fait de ne pas pouvoir trouver certains actes provoque quelques blancs dans mon arbre, mais cela laisse la possibilité de refaire l’histoire et un peu de liberté ».

Jérémie a presque 31 ans maintenant, mais la « généalogie » du virus l’a contaminé alors qu’il entrait à l’âge adulte, vers sa 23e année. Il vit dans le sud de la France mais la quasi-totalité de sa famille est située en Bretagne ou dans le Nord Pas de Calais. C’est au moment de la réunion avec sa famille paternelle et quelques ancêtres qu’il ont commencé à les interroger sur l’histoire familiale.

« Ma principale motivation était la recherche de mes racines et, à travers elles, le désir de trouver une part de mon identité et de celle de ma famille. Je voulais savoir d’où venaient mes ancêtres, ce qu’ils faisaient, leurs conditions de vie, le contexte socioculturel de leur époque, ce qui, à travers les âges, avait pu façonner une partie de mon patrimoine culturel. J’aimerais pouvoir laisser cet arbre généalogique à mes descendants, et offrir aux générations futures cette connaissance de leurs origines et de l’histoire de notre famille. J’ai commencé par interroger mes grands-parents sur leurs origines, en collectant autant de détails que possible : parenté, mariages, professions, localité. Grâce à ces informations, je me suis immergé dans les registres d’état civil en ligne sur le site du département, permettant ainsi de revenir à la Révolution française. Vient ensuite la consultation des registres paroissiaux. Cette approche amateur n’est qu’un début et j’espère pouvoir creuser au-delà du XVIIIe siècle. Je ne suis pas pressé et je prends le temps dans mes recherches, le temps de trouver de nouvelles sources d’information, de compléter celles déjà obtenues et de remonter le plus loin possible pour percevoir une infime partie de ce que ma famille a vécu, vécu et transmis ».

La généalogie a de beaux jours devant elle, la prochaine génération est assurée !

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